Le bilan du puissant tremblement de terre qui a récemment frappé la Birmanie s’est alourdi à 3 354 morts, 4 850 blessés et 220 disparus, selon les médias d’État le 5 avril.
Le chef de la junte, le général Min Aung Hlaing, est rentré dans la capitale Naypyitaw après avoir participé au sommet international à Bangkok, réunissant les dirigeants d’Asie du Sud et du Sud-Est. Il s’est notamment entretenu avec les Premiers ministres de la Thaïlande, de l’Inde, du Népal, du Bhoutan et du Sri Lanka.
Au cours de son échange avec Narendra Modi, Min Aung Hlaing a réaffirmé son intention d’organiser des élections « libres et équitables » en décembre, selon les médias officiels birmans. Le Premier ministre indien a, quant à lui, appelé à la pérennisation du cessez-le-feu observé après le séisme, et à des élections « inclusives et crédibles ».
L’aide humanitaire indienne en route vers les zones sinistrées
L’Inde a acheminé une aide humanitaire destinée aux sinistrés birmans dans la ville de Rihkhawdar, située dans l’État Chin, aujourd’hui sous contrôle du groupe armé CDF-Hualngoram. Douze camions de matériel humanitaire sont arrivés le 3 avril sans encombre à la frontière indo-birmane via Aizawl, dans l’État indien du Mizoram, a indiqué un responsable local.
L’aide est actuellement stockée à Rihkhawdar, en attendant son transfert par voie terrestre vers les zones les plus touchées, notamment Sagaing, Mandalay et d’autres régions. Les modalités précises du transport – itinéraires et calendrier – restent à confirmer.
Un poste frontière stratégique sous contrôle rebelle
Depuis le 13 novembre 2023, le poste commercial frontalier n°2 de Rihkhawdar est contrôlé par les forces de la Coalition révolutionnaire Chin (CRF), dirigée par l’Armée nationale Chin (CNA). Ce point de passage stratégique avait été capturé aux mains des forces du régime militaire par le CDF-Hualngoram, groupe armé affilié au Conseil de Chinland.
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