Les membres de ce groupe, partisans d’une réforme de la monarchie, ont soumis mardi 26 avril des lettres aux représentants des ambassades des États-Unis et d’Allemagne à Bangkok, les exhortant à suivre de près les cas de lèse-majesté et le processus judiciaire thaïlandais. Des lettres similaires ont également été présentées aux représentants de l’Unicef et du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
La jeunesse siamoise face à la répression judiciaire
Vendredi dernier, trois militantes de Thalu Wang ont été arrêtés au QG de la répression de la cybercriminalité à Bangkok. Accusées de lèse-majesté et de crimes informatiques, elles ont maintenant accès à un avocat, a déclaré un membre de TLHR (Thai Lawyers for Human Rights). Ces trois réformatrices revendiquées, Maynu Supitcha Chailom, Baipo Nattanich et Banjamaporn « Ploy » Niwas ont ensuite été libérées sous caution avec pour condition « de ne pas assister à une activité qui pourrait déshonorer la monarchie ».
Rappelons qu’à cette date, 173 personnes, la plupart étudiants, dont des mineur(e)s, font face à des accusations de lèse-majesté en Thaïlande. Chaque cas est susceptible d’une peine de 15 ans d’emprisonnement. Le groupe Thalu Wang a donc estimé qu’il était nécessaire de sensibiliser les ambassades d’Allemagne et des Etats-Unis de ces poursuites et leur choix n’est pas un hasard. L’Allemagne est le pays de résidence occasionnel du roi Vajiralongkorn et les Etats-Unis, le plus vieil allié thaïlandais depuis la guerre froide.Le fait d’alerter les représentations de l’UNICEF et du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme à Bangkok vise à rappeler rappeler les engagements internationaux de la Thaïlande vis-à-vis des droits humains et des mineurs.
Philippe Bergues